IPU Logo-top>>> ENGLISH VERSION  
 IPU Logo-middleUnion interparlementaire  
IPU Logo-bottomChemin du Pommier 5, C.P. 330, CH-1218 Le Grand-Saconnex/Genève, Suisse  

ERYTHREE
CAS N° ERI/01 - OGBE ABRAHA
CAS N° ERI/02 - ASTER FISSEHATSION
CAS N° ERI/03 - BERHANE GEBREGZIABEHER
CAS N° ERI/04 - BERAKI GEBRESELASSIE
CAS N° ERI/05 - HAMAD HAMID HAMAD
CAS N° ERI/06 - SALEH KEKIYA
CAS N° ERI/07 - GERMANO NATI
CAS N° ERI/08 - ESTIFANOS SEYOUM
CAS N° ERI/09 - MAHMOUD AHMED SHERIFFO
CAS N° ERI/10 - PETROS SOLOMON
CAS N° ERI/11 - HAILE WOLDETENSAE

Résolution adoptée à l'unanimité par le Conseil directeur
à sa 185ème session (Genève, 21 octobre 2009)

Le Conseil directeur de l'Union interparlementaire,

se référant au cas des anciens parlementaires érythréens susmentionnés, qui sont détenus au secret depuis le 18 septembre 2001, exposé dans le rapport du Comité des droits de l'homme des parlementaires (CL/185/11.b)‑R.1), et à la résolution qu'il a adoptée à sa 184ème session (avril 2009),

rappelant la préoccupation qu'il n'a cessé d'exprimer en l'espèce, à savoir que cette situation, déjà condamnée catégoriquement par la Commission africaine des droits de l'homme et des peuples en 2003, est assimilable à une torture physique et mentale et cause une inquiétude intolérable à leur famille; considérant les rumeurs persistantes selon lesquelles certains des intéressés, voire tous, seraient décédés,

rappelant que, depuis septembre 2004, date à laquelle l'Ambassadeur d'Erythrée auprès de l'Union européenne, en Belgique, au Luxembourg, au Portugal et en Espagne a indiqué qu'il ne savait pas « s'ils avaient reçu récemment la visite de quelqu'un de l'extérieur ou d'un membre de leur famille qui avait pu se rendre compte de leurs conditions de détention », les autorités érythréennes n'ont plus répondu aux demandes d'information et qu'aucune autre source n'a pu fournir de renseignements sur la situation actuelle des anciens parlementaires concernés; notant aussi que, à plusieurs occasions, l'Ambassadeur a annulé une rencontre prévue avec l'un de ses membres, le sénateur Philippe Mahoux,

sachant que les informations officielles sur la situation des droits de l'homme en Erythrée sont rares et que les autorités érythréennes s'abstiennent systématiquement de faire rapport aux mécanismes des Nations Unies relatifs aux droits de l'homme sur le respect des libertés fondamentales dans leur pays; que, cependant, de l'avis de nombreuses organisations compétentes en la matière, les droits de l'homme en Erythrée, notamment le traitement des prisonniers, suscitent de sérieuses craintes et l'inquiétude générale,

  1. est consterné par le silence persistant que les autorités érythréennes opposent aux appels répétés de l'UIP pour qu'elles mettent fin au régime de la réclusion cellulaire auquel sont soumis les anciens parlementaires en violation flagrante de leurs droits fondamentaux reconnus par la Constitution érythréenne et par la Charte africaine des droits de l'homme et des peuples;

  2. exhorte une fois de plus les autorités à mettre fin à cette situation intolérable, qui fait injure à la dignité humaine, en libérant immédiatement les intéressés;

  3. est profondément préoccupé de ce que, depuis cinq ans, aucune information officielle concernant l'état physique de 11 anciens parlementaires n'ait été communiquée et que les tentatives répétées de dialogue avec les autorités érythréennes, notamment entre M. Mahoux, membre du Comité, et l'Ambassadeur d'Erythrée, aient échoué, l'Ambassadeur ayant annulé les entretiens à la dernière minute; craint que cette situation ne donne un certain crédit aux rumeurs selon lesquelles les intéressés ne sont plus en vie et espère sincèrement qu'un entretien entre l'Ambassadeur d'Erythrée et M. Mahoux pourra être organisé dans les meilleurs délais, en vue de faire la lumière sur cette question;

  4. réaffirme que la communauté internationale, et plus particulièrement les parlements et leurs membres, peuvent et doivent faire bien davantage pour obtenir la libération de ces parlementaires en intervenant auprès des autorités érythréennes; lance de nouveau un appel particulier aux autorités de l'Union africaine, à l'Union parlementaire africaine et au Parlement panafricain pour qu'ils fassent tout ce qui est en leur pouvoir afin d'obtenir que l'Erythrée respecte, en l'espèce, l'autorité de la Commission africaine et les dispositions de la Charte africaine des droits de l'homme et des peuples; en appelle aussi aux organes compétents des Nations Unies pour découvrir où se trouvent les personnes concernées, s'assurer de leur bon état de santé et obtenir leur libération immédiate;

  5. charge le Secrétaire général de porter ce qui précède à la connaissance des autorités et des autres parties intéressées;

  6. charge le Comité de poursuivre l'examen de ce cas et de lui faire rapport à sa prochaine session, qui se tiendra durant la 122ème Assemblée de l'UIP (mars-avril 2010).
Note : vous pouvez télécharger une version électronique du texte intégral de la brochure "Résultats de la 121ème Assemblée de l'UIP et réunions connexes" au format PDF (taille du fichier environ 633 Ko). Cette version nécessite Adobe Acrobat Reader que vous pouvez télécharger gratuitement.Get Acrobat Reader

PAGE D'ACCUEILred cubeDROITS DE L'HOMMEred cubeDOMAINES D'ACTIVITESred cubeSTRUCTURE ET DOCUMENTS