L'année 2010 qui vient de s'achever ne saurait être considérée comme une année de progrès. La paix et la sécurité exigent un leadership plus affirmé et une solidarité plus grande. La crise économique s'est perpétuée en 2010, avec les répercussions que l'on sait sur le développement. Les Objectifs du Millénaire pour le développement ne sont toujours pas à notre portée. Les catastrophes naturelles qui frappent notre planète nous semblent plus répandues et toujours plus dévastatrices. Les jeunes générations méritent davantage de considération et partout les enfants ont besoin d'être aimés et protégés. Pour nombre de nos congénères, démocratie et respect des droits de l'homme restent à l'état de promesses.
J'espère que l'année 2011 apportera des changements réels : des changements fondés sur une éthique politique de démocratie, de tolérance, de respect et de réconciliation. Seul chemin pour parvenir à une paix durable dans de nombreux conflits, au Moyen-Orient, dans la péninsule coréenne, en Afrique et ailleurs. Alors seulement atteindrons-nous les objectifs de développement que nous nous sommes fixés. Alors seulement nos congénères pourront-ils se gouverner dans le respect du bien commun, guidés par la compassion et une éthique solide, et non par l'égoïsme et la cupidité.
J'appelle de mes vœux une année où la gestion des affaires publiques sera l'affaire de tous et non plus l'apanage de quelques-uns, une année où nous opposerons notre volonté collective aux injustices profondes qui alimentent les crises, une année durant laquelle nous accomplirons des progrès réels vers l'égalité des sexes et qui verra toujours plus de femmes aux leviers du pouvoir dans tous les pays, une année où l'intransigeance et la violence céderont le pas à la raison et au dialogue. Une année durant laquelle coopération pacifique et développement durable s'imposeront.
Je vous adresse mes meilleurs vœux pour 2011.