Le chef de l’opposition cambodgienne, Sam Rainsy, annonce son intention de regagner le pays avant les élections du 28 juillet. © Flickr/Prochatai |
Le Comité des droits de l’homme des parlementaires de l’UIP prie instamment les autorités du Cambodge de laisser Sam Rainsy, le leader de l’opposition en exil, rentrer librement dans son pays.
“Il importe de trouver une solution politique qui permette à Sam Rainsy de rentrer au Cambodge et d’apporter une contribution positive au processus politique et aux prochaines élections,” a déclaré le Secrétaire général de l’UIP, Anders B. Johnsson. “S’il n’est pas autorisé à participer aux élections, il devrait au moins pouvoir contribuer à la vie politique en homme libre.”
Sam Rainsy a annoncé qu’il rentrerait au Cambodge avant que ses concitoyens ne se rendent aux urnes le 28 juillet. Il vit en France depuis 2009 où il a émigré avant d’être condamné par contumace à 12 ans d’emprisonnement sur la base d’accusations considérées par beaucoup comme motivées par des considérations politiques. Il risque l’arrestation immédiate à son retour dans son pays.
Sam Rainsy a aussi été déchu de son mandat parlementaire et il lui est interdit de se porter candidat aux élections.
“L’UIP est vivement préoccupée à l’idée qu’à la fin du mois les Cambodgiens seront invités à voter sans pouvoir se prononcer en faveur du leader de l’opposition », a ajouté M. Johnsson.