IPU Logo    UNION INTERPARLEMENTAIRE
>>> ENGLISH VERSION  
   PAGE D'ACCUEIL -> PARLINE -> EQUATEUR (Asamblea Nacional)
Imprimer cette pagePrint this page
Base de données PARLINE nouvelle rechercheNew search
EQUATEUR
Asamblea Nacional (Assemblée nationale)
ELECTIONS EN 2009

Comparer les données du module Dernières élections des chambres parlementaires

Un historique des élections antérieures pour cette chambre peut être trouvé sur une page séparée

Nom du parlement (générique / traduit) Asamblea Nacional / Assemblée nationale
Structure du parlement Monocaméral
CONTEXTE
Dernières élections / renouvellement (de/à) 26 avril 2009
But des élections Des élections ont été organisées pour tous les sièges de l'Assemblée nationale nouvellement créée.
Les élections d'avril 2009 ont été les premières organisées depuis l'adoption par référendum en septembre 2008 de la nouvelle Constitution. Les 124 sièges de l'Assemblée nationale instituée en application de la nouvelle Constitution étaient à pourvoir. Les élections présidentielles se sont tenues à la même date.

Lors des précédentes élections organisées en octobre 2006 (il s'agissait de désigner les 100 membres de ce qui était alors le Congrès national) le Parti rénovateur institutionnel de l'action nationale (PRIAN) était arrivé en tête avec 27 sièges. A l'issue du premier tour des élections présidentielles M. Alvaro Noboa (PRIAN) avait été battu par M. Rafael Correa soutenu par l'Alliance nationale (Alianza País AP). Lors de la campagne électorale M. Correa s'était engagé à réviser la Constitution et à restructurer le Congrès national et n'avait donc apporté son soutien à aucun des partis en lice aux élections parlementaires de 2006. Parmi les autres partis élus au Congrès national figuraient également le Parti de la société patriotique (PSP 23 sièges) le Parti social-chrétien (PSC 12 sièges) et l'Alliance Gauche démocratique - Réseau éthique et démocratique (ID-RED 10 sièges).

M. Correa allié connu du président vénézuélien Hugo Chavez a prêté serment le 15 janvier 2007. Le mois suivant le président a annoncé son intention d'organiser un référendum sur la mise en place d'une Assemblée constituante chargée de rédiger une nouvelle Constitution précipitant ainsi une crise politique. Cinquante sept parlementaires opposés à cette mesure ont été démis de leurs fonctions par le Tribunal électoral suprême. Lors du référendum organisé en avril 2007 81 72 pour cent des électeurs ont approuvé la mise en place de l'Assemblée constituante.

L'élection des 130 membres de l'Assemblée constituante a eu lieu le 30 septembre 2007. Les alliés du président Correa et son parti le MPAIS (Movimiento Patria Altiva y Soberana) qui avait rejoint l'AP lors des élections de 2006 ont remporté 80 sièges. Les membres de l'Assemblée constituante réunie en séance inaugurale le 29 novembre ont adopté une décision autorisant l'Assemblée constituante à exercer les fonctions et les pouvoirs législatifs du Congrès national jusqu'à ce qu'une nouvelle constitution soit adoptée. L'Assemblée constituante a également décidé que dans l'intervalle le Congrès national ne siègerait pas et que ses membres ne percevraient pas d'indemnité parlementaire. Le Congrès national a contesté cette décision estimant qu'elle ne relevait pas des prérogatives de l'Assemblée constituante.

En juillet 2008 l'Assemblée constituante a arrêté la version définitive du projet de constitution qui a été adopté lors du référendum de septembre par 64 pour cent des électeurs.

L'entrée en vigueur de la nouvelle Constitution le 20 octobre 2008 a entraîné la dissolution du Congrès national. Une Commission législative et de contrôle composée de 76 des membres de l'Assemblée constituante a été chargée d'assurer à titre intérimaire les principales fonctions de la branche législative jusqu'à ce qu'une nouvelle Assemblée nationale soit instituée.

La nouvelle Constitution prévoyait l'organisation d'élections parlementaires et présidentielles anticipées qui se sont finalement tenues le 26 avril 2009 après avoir été reportées à deux reprises.

La campagne électorale s'est ouverte le 10 mars. Seize partis étaient en lice parmi lesquels le MPAIS du président Correa le PSP de l'ancien président Lucio Gutierrez (chassé du pouvoir à la suite des manifestations de 2005) et le PRIAN de M. Noboa. Malgré la rivalité entre leurs chefs tous candidats à l'élection présidentielle la formation à l'issue des élections d'un gouvernement de coalition entre les trois principaux partis était prévisible. Les autres partis le PSC l'ID et le Parti Roldosista de l'Equateur (PRE) n'ont pas présenté de candidats à l'élection présidentielle.

Avant les élections de 2009 l'économie nationale tournait au ralenti en raison de la crise financière mondiale et de la chute des prix du pétrole principal produit d'exportation du pays. Les personnes vivant en deçà du seuil de pauvreté soit 38 pour cent des 14 millions d'habitants du pays ont subi de plein fouet les effets de la baisse des fonds envoyés de l'étranger par les Equatoriens expatriés. La dette extérieure du pays a atteint 10 milliards de dollars soit 19 7 pour cent du produit intérieur brut. En décembre 2008 le président Correa a déclaré un moratoire sur un tiers de la dette au motif que le pays était victime des " erreurs du monde développé " à l'origine de la crise financière.

Le président Correa a promis de s'attaquer aux conséquences de la crise financière et de tenir tête aux investisseurs étrangers. Il s'est aussi engagé à construire plus de logements et de routes et à créer des emplois dans le cadre du programme social financé par l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP).

Le PSP de M. Gutierrez qui avait fomenté le putsch de 2000 s'est engagé à diminuer les impôts et à réduire la taille du gouvernement. M. Gutierrez a mené une campagne de proximité allant de porte en porte en particulier dans la région de l'Amazonie où il a grandi. Alors que le PSP ne recueillait au départ que 10 pour cent environ des intentions de vote il a peu à peu progressé dans les sondages tant pour les élections législatives que pour la présidentielle gagnant l'adhésion des communautés autochtones d'Amazonie et des Andes. A l'inverse le parti du président semblait en difficulté dans ces régions ses positions favorables à l'exploitation des ressources minières des terres autochtones jouant en sa défaveur.

M. Noboa le chef du PRIAN qui passe pour être l'homme le plus riche du pays était à la tête de l'opposition au sein de l'Assemblée constituante dont il a été exclu en janvier 2008 pour avoir refusé de rendre publique sa déclaration de revenus. Il a reproché à l'administration de M. Correa de ne pas faire assez pour les plus démunis soutenant qu'en dépit des 25 milliards de recettes publiques tirées du pétrole seul un million de logements destinés pour la plupart aux partisans de M. Correa avaient été construits. Le PRIAN s'est engagé à créer des emplois en développant le tourisme l'agriculture et l'industrie.

Lors des élections de 2009 les listes électorales comptaient près d'1 4 million de nouveaux électeurs les citoyens de plus de 16 ans (au lieu de 18) les policiers les membres de formes armées les détenus et les étrangers en situation régulière résidant depuis plus de cinq ans en Equateur ayant été autorisés à prendre part au scrutin. Plus de 75 pour cent des quelque 10 6 millions d'électeurs inscrits se sont rendus aux urnes.

Le MPAIS du président Correa est sorti gagnant des élections avec 59 sièges mais n'a pas obtenu de majorité. Le PSP et le PSC ont remporté 19 et 11 sièges respectivement. Le PRIAN en a obtenu sept. Les sièges restants sont allés aux petits partis. Quarante femmes ont été élues.

Le président Correa a été réélu avec 51 99 pour cent des suffrages devenant ainsi le premier président élu au premier tour depuis le retour à l'ordre constitutionnel trente ans plus tôt. Le chef du PSP M. Gutierrez arrivé en deuxième position avec 28 24 % des voix a crié à la fraude électorale.

La nouvelle Assemblée nationale a siégé pour la première fois le 31 juillet. M. Fernando Cordero du MPAIS a été élu à la présidence.
RESULTATS DES ELECTIONS
Tours de votes
Tour no 126 avril 2009
Nombre d'électeurs inscrits
Votants
Bulletins blancs ou nuls
Suffrages valables
10'529'765


Notes
Répartition des sièges
Tour no 1
Parti / Formation politique Total
Mouvement pour une patrie fière et souveraine (MPAIS) 59
Parti de la société patriotique (PSP) 19
Parti social-chrétien (PSC) 11
Parti institutionnel pour la rénovation de l'action nationale (PRIAN) 7
Mouvement municipaliste pour l'intégrité nationale (MMIN) 5
Mouvement démocratique populaire (MPD) 5
Mouvement d'unité plurinationale Pachakutik - Nouveau pays (MUPP-NP) 4
Parti Roldosista de l'Equateur (PRE) 3
Gauche démocratique (ID) 2
Mouvement autonome régional (MAR) 1
Mouvement de la concertation démocratique nationale (MCND) 1
MI - PS-FA - ID - MOPA 1
Mouvement politique indépendant Amauta Yuyai (MIAY) 1
Mouvement indépendant Faire c'est aimer (Obras son amores MIOSA) 1
Mouvement indépendant Unis pour Pastaza (MIUP) 1
Mouvement social conservateur du Carchi (MSC) 1
Action régionale pour l'équité - Alliance populaire latinoaméricaine (ARE - APLA) 1
Conscience citoyenne (CC) 1
Répartition des sièges entre hommes et femmes
Hommes
Femmes
Pourcentage de femmes
84
40
32.26%
Répartition des sièges selon l'âge
Répartition des sièges selon la profession
Commentaires
Note sur la répartition des sièges :
La dénomination « MI - PS-FA - ID - MOPA » désigne le rassemblement suivant : Mouvement pour l'égalité (MI) - Parti socialiste-large front (PS-FA) - Gauche démocratique (ID) - Mouvements indépendants VIDA (vision de progrès) et Mouvement des cadres de la Province d'Azuay (MOPA).
Sources:
- Assemblée nationale (10.07.2009)
- http://www.cne.gov.ec/

Copyright © 1996-2013 Union interparlementaire