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GABON
Assemblée nationale
ELECTION EN 2011

Comparer les données du module Dernières élections des chambres parlementaires

Un historique des élections antérieures pour cette chambre peut être trouvé sur une page séparée

Nom du parlement Parlement
Structure du parlement Bicaméral
Nom de la chambre Assemblée nationale
Autre chambre (pour les parlements bicaméraux) Sénat
CONTEXTE
Dernières élections / renouvellement (de/à) 17 décembre 2011
But des élections Renouvellement de l'ensemble des membres de l'Assemblée nationale à l'échéance normale de leur mandat.
Les élections de 2011 étaient les premières à se tenir depuis l'accession au pouvoir du Président Ali Bongo Ondimba. Les 120 sièges de l'Assemblée nationale étaient à pourvoir.

Lors des élections précédentes, en décembre 2006, le Parti démocratique gabonais (PDG) du Président d'alors, Omar Bongo Ondimba, avait remporté 82 sièges sur 120. Ses alliés, parmi lesquels le Rassemblement pour le Gabon (RPG), avaient obtenu 18 sièges, et quatre autres candidats sans étiquette favorables au Président avaient également été élus. Les partis de l'opposition - Union du peuple gabonais (UPG) et Union gabonaise pour la démocratie et le développement (UGDD) - avaient obtenu les 16 sièges restants.

En juin 2009, le Président Omar Bongo Ondimba est mort. La Présidente du Sénat, Rose Francine Rogombé, a assuré l'intérim. En août, le fils de l'ancien Président, Ali (PDG), a remporté l'élection présidentielle, ses principaux adversaires étant André Mba Obame (ancien membre du PDG qui s'était présenté comme indépendant) et le dirigeant de l'UPG, Pierre Mamboundou, soutenu par une coalition de cinq partis répondant au nom d'Alliance pour le changement et la restauration (ACR).

Les candidats de l'opposition ont protesté, estimant que les élections avaient été truquées, mais la Cour constitutionnelle a néanmoins validé les résultats. M. Bongo fils est officiellement devenu Président en octobre.

M. Mba Obame a ensuite rejoint les rangs de l'UGDD. En février 2010, l'UGDD a créé l'Union nationale avec plusieurs autres partis d'opposition. M. Mba Obame a remporté un siège aux élections partielles à l'Assemblée nationale, le même mois.

Le 25 janvier 2011, M. Mba Obame s'est autoproclamé vainqueur de la présidentielle, appelant ses partisans à s'emparer des rues et à exiger la démission du Président Bongo. Les quelques manifestations de soutien organisées en sa faveur ont été dispersées par la police et les forces de sécurité. Le lendemain, le Ministre de l'intérieur a démantelé l'Union nationale avec effet immédiat, pour violation de la Constitution, qualifiée de crime de haute trahison, à la suite de quoi André Mba Obame s'est réfugié dans un bureau des Nations Unies à Libreville. En mai, les autorités ont ordonné son arrestation et son inculpation pour trahison. Le 5 mai, l'Assemblée nationale a voté la levée de son immunité parlementaire.

L'opposition a continué à demander que l'on recoure à l'identification biométrique pour les prochaines élections, pour davantage de transparence. En avril 2011, le Président a organisé une consultation avec des représentants de l'opposition et de la société civile sur un éventuel report des législatives pour permettre la mise en place de cartes d'électeurs biométriques. L'UPG s'est prononcée pour. Le mois suivant, le Premier ministre Paul Biyoghé Mba (PDG) a saisi la Cour constitutionnelle pour dénoncer le report du scrutin à 2012. En juin, la Cour constitutionnelle s'est dite inapte à rendre une décision dans la mesure où le gouvernement et l'Assemblée nationale n'avaient pas pris les mesures qui doivent précéder l'adoption des données biométriques, à savoir une loi fixant les limites de l'usage de l'informatique. En août, le Président a annoncé que les élections se tiendraient en 2011, conformément à l'arrêt de la Cour. Le 6 octobre, la Commission électorale a fixé la date des élections au 17 décembre.

L'UPG et les membres de feu l'Union nationale se sont alors retirés de la Commission électorale et ont continué à demander la mise en place de cartes d'électeurs biométriques. Parallèlement, des groupes de la société civile ont formé un collectif intitulé " Maintenant ça suffit ! " et ont milité pour le report du scrutin, sous le slogan " Pas de biométrie, pas de transparence, pas d'élections ". Plusieurs partis de l'opposition, l'UPG en tête, ont déposé une requête auprès de la Cour constitutionnelle, pour obtenir le report des élections, au motif que la date du scrutin avait été fixée avant la publication de la loi électorale. Le 31 octobre, la Cour a rejeté cette demande.

Entre-temps, le 15 octobre, M. Mamboundou, le leader de l'UPG est décédé. L'ACR conduite par l'UPG a alors déclaré qu'elle participerait aux élections. Sa campagne a néanmoins eu peu de retentissement sans son porte-étendard. Plusieurs autres partis de l'opposition ont également mené des campagnes discrètes.

Plusieurs partis favorables au Président - le PDG, le RPG, le Cercle des libéraux réformateurs (CLR) et le Parti gabonais du centre indépendant (PGCI) - ont formé une coalition sous le nom de Majorité républicaine pour l'émergence (MRE). Au total, 472 candidats étaient en lice.

Le PDG du Président Ali Bongo a fait campagne en s'appuyant sur le bilan du gouvernement, faisant valoir que celui-ci avait engagé un certain nombre de réformes et de mesures anti-corruption qui avaient contribué à la compétitivité des entreprises gabonaises. Le Président s'est engagé à diversifier l'économie du pays qui reposait très largement sur le pétrole et à attirer davantage d'investissements étrangers.

Sur près de 750 000 électeurs inscrits, 34,28 % sont allés voter. Il n'y a pas eu d'incident majeur le jour du scrutin.

Les observateurs de l'Union africaine ont estimé que les élections avaient été "crédibles", tout en relevant un certain nombre de défaillances, parmi lesquelles l'absence de représentants des partis dans certains bureaux de vote.

D'après les résultats finals, le PDG a obtenu 113 sièges, son meilleur score depuis les premières élections pluralistes en 1990. Ses alliés du MRE ont remporté cinq sièges. Seuls deux partis d'opposition ont accédé à l'Assemblée nationale : l'Union pour la nouvelle république (UPNR) et le Parti social-démocrate (PSD), avec un siège chacun.

Le 27 février 2012, l'Assemblée nationale nouvellement élue a tenu sa première séance et réélu M. Guy Nzouba-Ndama (PDG) à sa présidence.
RESULTATS DES ELECTIONS
Tours de votes
Tour no 117 décembre 2011
Nombre d'électeurs inscrits
Votants
Bulletins blancs ou nuls
Suffrages valables
745'645
255'570 (34.28%)

Notes
Répartition des sièges
Tour no 1
Parti / Formation politique Total
Parti démocratique gabonais (PDG) 107
Rassemblement pour le Gabon (RPG) 3
Cercle des libéraux réformateurs (CLR) 1
Union pour la nouvelle République (UPNR) 1
Parti social démocrate (PSD) 1
Parti démocratique gabonais (PDG) - Parti gabonais du centre indépendant (PGCI) 1
Répartition des sièges entre hommes et femmes
Hommes
Femmes
Pourcentage de femmes
98
15
13.27%
Répartition des sièges selon l'âge
Répartition des sièges selon la profession
Commentaires
Sources
Assemblée nationale (13.01.2012, 22.02.2012, 12.03.2012, 01.01.2014, 01.01.2015)
http://infosgabon.com/
http://www.izf.net/pages/actualite-politique-et-economique-du-gabon/3176
BBC Monitoring

Note sur le nombre de femmes :
- A la date du 22 février 2012, il y avait 15 femmes sur un total de 113 membres et sept sièges vacants. Le mandat d'un autre membre du PDG a ensuite été validé, portant ainsi en tout à 107 le nombre des sièges échus au PDG.
- Plusieurs parlementaires ont par la suite été remplacés par leur suppléant. Le 12 mars, l'Assemblée nationale comptait 18 femmes sur un total de 114 membres et six sièges vacants.

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