IPU Logo    UNION INTERPARLEMENTAIRE
>>> ENGLISH VERSION  
   PAGE D'ACCUEIL -> PARLINE -> INDONESIE (Dewan Perwakilan Rakyat)
Imprimer cette pagePrint this page
Base de données PARLINE nouvelle rechercheNew search
INDONESIE
Dewan Perwakilan Rakyat (Chambre des Représentants)
ELECTIONS EN 2009

Comparer les données du module Dernières élections des chambres parlementaires

Un historique des élections antérieures pour cette chambre peut être trouvé sur une page séparée

Nom du parlement (générique / traduit) Dewan Perwakilan Rakyat / Chambre des Représentants
Structure du parlement Monocaméral
CONTEXTE
Dernières élections / renouvellement (de/à) 9 avril 2009
But des élections Renouvellement de l'ensemble des membres de la Chambre des Représentants à l'échéance normale de leur mandat.
Les élections de 2009 se sont déroulées trois mois avant les élections présidentielles. Il s'agissait de pourvoir les 560 sièges de la Chambre des représentants.

Lors des élections précédentes tenues en avril 2004, le Golkar, parti de l'ancien Président Suharto, avait terminé premier, avec 122 des 550 sièges que la Chambre comptait alors, contre 109 pour le Parti démocrate indonésien en lutte (PDI-P), de la Présidente en exercice, Mme Megawati Sukarnoputri. Les autres grands partis ayant obtenu une représentation parlementaire étaient : le Parti uni pour le développement (PPP, 58 sièges), le Parti démocrate (PD, 56), le Parti du mandat national (PAN, 53), le Parti du réveil national (PKB, 52) et le Parti de la justice et de la prospérité (PKS, 45). En septembre 2004, M. Susilo Bambang Yudhoyono (PD) l'avait emporté contre Mme Megawati au deuxième tour du scrutin présidentiel.

En mars 2008, la Chambre des représentants avait adopté une nouvelle loi générale sur les élections établissant, pour les partis, un seuil de 2,5 % des suffrages exprimés à l'échelon national pour être représentés au Parlement. Par ailleurs, cette loi disposait que les partis ayant déjà participé à des élections seraient automatiquement qualifiés pour le scrutin de 2009 tandis que les autres partis devraient obtenir l'autorisation de la Commission générale des élections (KPU).

La campagne électorale dure près de neuf mois en Indonésie. Elle a débuté le 12 juillet 2008 et s'est achevée le 5 avril 2009. Sur l'ensemble du pays, quelque 12 000 candidats (dont 360 femmes), représentant 38 partis, étaient en lice. L'Accord d'Helsinki de 2005, signé entre le gouvernement et le Mouvement rebelle de libération de l'Aceh (GAM), avait ouvert la voie à la création de partis politiques locaux en Aceh. Ainsi, outre les 38 partis nationaux, six partis locaux ont participé au scrutin dans la province d'Aceh.

Les législatives de 2009 étaient la première étape cruciale dans la course à la présidence car la nouvelle loi sur les élections présidentielles (Loi n° 42/2008) dispose que seuls les partis ou coalitions de partis ayant obtenu au moins 20 % des 560 sièges de la Chambre des représentants, ou 25 % des suffrages valables, sont en droit de désigner un candidat à l'élection présidentielle.

Malgré la crise économique mondiale, l'économie du pays n'était pas entrée en récession, ce qui n'a toutefois pas empêché de nombreux partis de centrer leur programme sur l'économie.

Le Parti démocrate de M. Yudhoyono jouissait d'une popularité qui semblait le mettre en bonne position. Le Président comptait sur le soutien des électeurs pour poursuivre ses politiques de réformes, et faisait valoir que son gouvernement prenait des mesures suffisantes pour protéger le pays du ralentissement de l'économie. La réglementation indonésienne sur l'investissement étranger limite le volume des capitaux étrangers. A cet égard, le Parti démocrate promettait d'instaurer un traitement égal pour les investisseurs locaux et étrangers. Le Parti démocrate en lutte (PDI-P) était prêt pour sa part à accueillir les investisseurs étrangers dans le pays " pour autant qu'ils soient " propres " et prêts à transférer leur technologie ". Le Golkar, dirigé par le Vice-Président, Muhammad Jusuf Kalla, avait l'intention d'élargir le champ d'activités accessibles aux investisseurs étrangers. Il s'engageait par ailleurs à assurer des prestations sociales et des moyens de subsistance à " toutes les personnes en lutte ".

Certains partis islamiques - tels que le Parti de la justice et de la prospérité, le Parti du mandat national et le Parti du réveil national - défendaient des positions plus modérées pour attirer les électeurs. Toutefois, il semble que cette stratégie ait créé des dissensions internes au sein du Parti de la justice et de la prospérité. Les autres partis islamiques qui avaient obtenu des sièges en 2004 - le Parti uni pour le développement et le Parti du croissant de lune et de l'étoile (PBB, 11 sièges) - étaient semble-t-il en perte de vitesse. La dirigeante du Parti démocrate en lutte, Mme Megawati, avait tenu des négociations avec le Parti uni pour le développement, alors que de son côté le Parti démocrate parlementait avec le Parti du réveil national. Les sondages d'opinion indiquaient que seul le Parti démocrate obtiendrait plus de 25 % des suffrages à l'échelle nationale.

Un certain nombre d'organisations ont porté plainte contre le gouvernement, le Ministère de l'intérieur et la Commission générale des élections, au sujet des listes électorales. Au moins 10 millions de citoyens auraient été privés du droit de vote et plus de 1 000 fraudes électorales ont été signalées, soit deux fois plus qu'en 2004.

70,99 % des 174 millions d'électeurs inscrits se sont rendus aux urnes.

Plusieurs partis d'opposition, parmi lesquels le Parti démocrate en lutte, ont critiqué le scrutin, qui avait d'après eux été entaché de fraudes et d'erreurs administratives.

Le 9 mai, la Commission générale des élections annonçait les résultats finals, avec 20,85 % des suffrages, soit 148 sièges, pour le Parti démocrate du Président Yudhoyono, suivi du Golkar avec 14,45 % des voix et 108 sièges, puis du PDI-P, terminant en troisième position, avec 14,03 % des voix et 93 sièges.

Les partis islamiques ont recueilli au total 24,15 % des suffrages, leur plus mauvais score dans l'histoire du pays. Les médias locaux en ont conclu que nombre d'électeurs avaient privilégié la croissance et l'emploi en raison de la crise économique mondiale.

Le 1er octobre, la Chambre des représentants nouvellement élue a tenu sa première session et élu M. Marzuki Alie du Parti démocrate, à sa présidence.
RESULTATS DES ELECTIONS
Tours de votes
Tour no 19 avril 2009
Nombre d'électeurs inscrits
Votants
Bulletins blancs ou nuls
Suffrages valables
171'265'442
121'588'366 (70.99%)
17'488'581
104'099'785
Notes
Répartition des votes
Tour no 1
Parti / Formation politique Candidats Votes %
Parti démocrate (PD) 21'703'137 20.85
Golkar 15'037'757 14.45
Parti démocrate indonésien en lutte (PDI-P) 14'600'091 14.03
Parti de la justice et de la prospérité (PKS) 8'206'955 7.88
Parti du mandat national (PAN) 6'254'580 6.01
Parti uni pour le développement (PPP) 5'533'215 5.32
Mouvement de la grande Indonésie 4'646'406 4.46
Parti du réveil national (PKB) 5'146'122 4.94
Parti de la conscience du peuple 3'922'870 3.77
Répartition des sièges
Tour no 1
Parti / Formation politique Total
Parti démocrate (PD) 148
Golkar 108
Parti démocrate indonésien en lutte (PDI-P) 93
Parti de la justice et de la prospérité (PKS) 59
Parti du mandat national (PAN) 42
Parti uni pour le développement (PPP) 39
Mouvement de la grande Indonésie 30
Parti du réveil national (PKB) 26
Parti de la conscience du peuple 15
Répartition des sièges entre hommes et femmes
Hommes
Femmes
Pourcentage de femmes
458
102
18.21%
Répartition des sièges selon l'âge
Répartition des sièges selon la profession
Commentaires
Chambre des Représentants (26.05.2009, 05.10.2009, 21.01.2010, 19.12.2011, 07.11.2012)

Copyright © 1996-2013 Union interparlementaire