IPU Logo    UNION INTERPARLEMENTAIRE
>>> ENGLISH VERSION  
   PAGE D'ACCUEIL -> PARLINE -> MADAGASCAR (Assemblée nationale)
Imprimer cette pagePrint this page
Base de données PARLINE nouvelle rechercheNew search
MADAGASCAR
Assemblée nationale
ELECTIONS EN 2007

Comparer les données du module ELECTIONS EN 2007 des chambres parlementaires

Un historique des élections antérieures pour cette chambre peut être trouvé sur une page séparée

Nom du parlement -
Structure du parlement Bicaméral
Nom de la chambre (générique / traduit) Assemblée nationale/ Assemblée nationale
Chambre relative (pour les parlements bicaméraux) Sénat
CONTEXTE
ELECTIONS EN 2007 / renouvellement (de/à) (de/à) 23 septembre 2007
14 novembre 2007
But des élections Renouvellement intégral de l'Assemblé nationale à la suite de la dissolution anticipée de cet organe le 26 juillet 2007. Les précédentes élections générales avaient eu lieu le 15 décembre 2002.
Les élections législatives de 2007 étaient les premières depuis que les amendements à la Constitution avaient été approuvés par référendum en avril. Ces amendements permettaient au Président de prendre des lois sans le consentement du Parlement lorsque l'état d'urgence était en vigueur. Par ailleurs le nombre statutaire des membres de l'Assemblée nationale avait été ramené de 160 à 127. Les six provinces autonomes du pays devaient être remplacées par 22 régions non autonomes à l'horizon d'octobre 2009.

Lors des ELECTIONS EN 2007 en décembre 2002 le parti du Président Marc Ravalomanana Tiako I Madagasikara (TIM qui signifie " J'aime Madagascar ") avait remporté 102 sièges sur 160 et son allié le Firaisankinam-Pirenena (FP - Union nationale) 23. Le Président Ravalomanana avait été réélu en décembre 2006 après avoir promis de réduire le taux de pauvreté de moitié à l'horizon 2012. Son " Plan d'action pour Madagascar " (MAP) visait en outre à renforcer la croissance économique de 8 à 10 % par an. Près de 70 % des 17 millions d'habitants de l'île vivraient en dessous du seuil de pauvreté.

Avant les élections de 2007 le TIM a été frappé par une série de conflits internes entre les partisans et les opposants du Président Ravalomanana. Une branche " réformiste " (connue sous le nom de " Commission réactivation du TIM ") dirigée par l'ancien ministre de l'éducation M. Théodore Ranjivason demandait des réformes électorales parmi lesquelles la création d'une commission électorale indépendante. Les membres de ce mouvement auraient préparé une procédure de destitution du Président de sorte que celui-ci a convoqué une élection anticipée de l'Assemblée nationale pour le 23 septembre avec cinq mois d'avance sur l'échéance officielle de la législature. M. Ravalomanana estimait que le Parlement ne reflétait plus la composition réelle de la nation depuis que les amendements constitutionnels avaient été adoptés.

En tout 637 candidats étaient en lice pour les 127 sièges à pourvoir. Le TIM a exclu de ses listes 80 % de ses parlementaires sortants. Les candidats du TIM ont organisé des meetings dans tout le pays et ont dominé la campagne électorale. Les commentateurs s'attendaient à une victoire écrasante du TIM.

M. Ranjivason a formé le parti Solidarité des citoyens pour Madagascar (SCM) qui a présenté 50 candidats. La SCM a participé aux élections au sein du " trio Tambatra-Monima-Manaovasoa (TMM) " structure dont faisait également partie l'AVI (Asa Vita no Ifampitsarana qui signifie " C'est à vos actes qu'on vous juge ") également ancien allié du TIM. Le leader de l'AVI Norbert Lala Ratsirahonan s'était présenté contre M. Ravalomanana aux élections présidentielles de 2006. L'AVI s'était en outre opposé aux amendements constitutionnels adoptés en 2007. Il s'engageait à mettre en place des réformes électorales dont la révision des listes électorales qu'il jugeait truquées.

L'AREMA parti d'opposition qui avait remporté trois sièges aux élections de 2002 accusait le Gouvernement de faire obstacle à la constitution d'une alliance d'opposition. L'AREMA a présenté des candidats malgré l'appel au boycott des élections de son fondateur et ancien Président de Madagascar en exil M. Didier Ratsiraka. Le Secrétaire de l'AREMA M. Pierre Houlder estimait pour sa part que le boycott ne ferait que permettre au TIM de continuer à avoir la mainmise sur l'Assemblée nationale. Toutefois l'AREMA a eu du mal à faire connaître son programme au grand public lequel programme ressemblait en certains points au Plan d'action du Président. Un ancien membre de l'AREMA M. Jonah Parfait Prezaly s'est présenté sous la bannière du parti Libéralisme économique et action démocratique pour la reconstruction (LEADER FANILO). Il s'engageait à oeuvrer au développement économique du pays.

Bien que les chiffres officiels n'aient pas été publiés d'après les estimations environ 30 % des 7 5 millions d'électeurs inscrits se sont rendus aux urnes. Il n'a été fait état d'aucun acte de violence le jour du scrutin.

L'Union africaine (UA) et le Marché commun de l'Afrique orientale et australe (COMESA) ont suivi le scrutin. Ils ont estimé que les élections avaient été bien organisées.

Le 13 octobre la Haute Cour constitutionnelle (HCC) a annoncé les résultats définitifs pour 125 des 127 sièges. Elle a invalidé les résultats pour les deux sièges restants et demandé de nouvelles élections.

Le TIM a remporté 105 des 125 sièges. Dix-neuf sièges sont allés à de petits partis et à des candidats indépendants pro-TIM. Le siège restant a été obtenu par M. Prezaly du LEADER FANILO qui est donc devenu le seul membre de l'opposition de la nouvelle Assemblée nationale.

La nouvelle Assemblée nationale a tenu une session sextraordinaire le 24 octobre et élu M. Jacques Sylla (TIM) à sa présidence.

Après les élections certains candidats sans étiquette ont rejoint les rangs du TIM alors que d'autres ainsi que des membres de petits partis ont formé un groupe parlementaire connu sous le nom de Groupe parlementaire indépendant (GPI voir note). Celui-ci était dirigé par Bary Jacobson Ratsimbazafy. L'unique membre de l'opposition M. Prezaly s'est rallié au GPI.

Le 27 octobre le Président Ravalomanana a nommé un nouveau gouvernement de 19 personnes. Le général de corps d'armée dans la Gendarmerie nationale Charles Rabemananjara a été maintenu dans sa fonction de Premier ministre (et a également conservé le Ministère de l'intérieur). Mme Cécile Manorohanta a été nommée Ministre de la défense devenant ainsi la première femme civile à occuper ce poste.

De nouvelles élections ont été organisées pour les deux sièges des circonscriptions de Bealanana et de Mananara Avaratra le 14 novembre. Le TIM en a remporté un et l'autre est allé à un candidat indépendant.

Note sur le GPI
Le GPI était composé des membres suivants :
M. Bary Jacobson Ratsimbazafy (indépendant)
M. Jonah Pikulas (indépendant)
M. Bruno Josvah (FAMPANDROSOANA MIRINDRA)
M. Josvah Randrianantenaina (FAMPANDROSOANA MIRINDRA)
Mme Aurélie Marie Augustine Razafinjato (VOHIBATO TAPA-KEVITSA)
Mme Norovelomampionona Robertine Rabetafika (ISANDRA MIVOATRA)
M. Jonah Parfait Prezaly (LEADER FANILO)
RESULTATS DES ELECTIONS
Tours de votes
Tour no 123 septembre 2007
Nombre d'électeurs inscrits
Votants
Bulletins blancs ou nuls
Suffrages valables



Notes
Répartition des sièges
Tour no 1
Parti / Formation politique Total Elections du 14 nov.
Tiako I Madagasikara (TIM) 106 1
Indépendants 11 1
FANJAVA VELOGNO 2
VOHIBATO TAPA-KEVITSA 1
ISANDRA MIVOATRA 1
BRUNLY 1
LEADER FANILO 1
Association des Maires 1
ANAWI 1
LIARAIKE 1
FAMPANDROSOANA MIRINDRA 1
Répartition des sièges entre hommes et femmes
Hommes
Femmes
Pourcentage de femmes
115
12
9.45%
Répartition des sièges selon l'âge
Répartition des sièges selon la profession
Commentaires
Source: http://www.hcc.gov.mg

Note sur la répartition des sièges
Les chiffres ci-dessus incluent les résultats du deuxième scrutin organisé le 14 novembre 2007.

Copyright © 1996-2010 Union interparlementaire